Au Cameroun, l’apiculture traditionnelle est la plus pratiquée, mais les pratiques sont tout de même très diversifiées, allant de l’activité de cueillette à l’apiculture moderne, en passant par divers pratiques traditionnelles empiriques ou améliorées.
La plupart des apiculteurs sont également des agriculteurs et/ou éleveurs. Même si l’apiculteur possède un grand nombre de ruches, le temps consacré à cette activité est généralement limité. Il est alors difficile d’optimiser la production dans ces conditions.
La région la plus productrice de miel est l’Adamaoua. Malheureusement les pratiques y sont encore empiriques et non durable point de vue environnemental. En effet, les apiculteurs fabriquent des ruches en pailles traditionnelles empiriques. Ces ruches sont dites « empiriques » car elles ne possèdent qu’une seule ouverture et ne permettent pas une récolte dans le respect et la pérennité de la colonie d’abeille.
En effet, les pratiques de récolte diffèrent très peu de celles de la cueillette sauvage, très fréquente dans les régions de forêts tropicales (exemple : réserve du Dja). Les « chasseurs de miel » abattent des arbres pour pouvoir atteindre les colonies sauvages nichant dans des cavités naturelles. Dépourvu d’équipement de protection et muni d’une torche, il va brûler les abeilles ou étouffer la colonie en envoyant de la fumée à l’intérieur de la cavité. Une fois les abeilles mortes, il ouvrira la cavité pour emporter le butin. Le miel n’est généralement pas de bonne qualité car il possède beaucoup d’impuretés et un goût de fumée très prononcé.
Une première solution serait alors d’utiliser des ruches traditionnelles dites « améliorées » possédant deux ouvertures. Dans l’Ouest Cameroun (Ouest, Nord-Ouest, Sud-Ouest), ces ruches sont très présentes et maitrisées par les apiculteurs.
Au Cameroun, certains apiculteurs utilisent également de ruches semi-modernes à barrettes (ruches Kenyane), très bien adaptée, ou des ruches modernes Langstroth plus complexes à maitriser. On les retrouve principalement dans l’Est et le Centre Cameroun mais également dans les autres régions.
Le potentiel apicole au Cameroun est très élevé et les apiculteurs déjà nombreux. La flore y est diversifiée et spécifique à chaque région. Mais il existe aussi des freins au développement de l’apiculture dans le pays qui sont principalement les feux de brousse, le déboisement et le manque de formation. C’est pourquoi, le projet à toutes ses raisons d’être !